Qu’est-ce que la sagesse de la Kabbale ?
Définition (par le Baal HaSoulam) : cette sagesse n’est ni plus ni moins qu’une séquence de racines qui découle d’un système de causes et de conséquences selon des règles fixes et
déterminées, s’entrelaçant en un but unique et exalté décrit comme ‘la révélation de Sa divinité à ses créature en ce monde’.
Malgré le but poursuivi, la Kabbale est bien une science, avec une méthodologie ; cela fait partie des paradoxes. Quel est le sujet d’étude de cette science ?
Les kabbalistes nous expliquent que tout ce qui a été créé, c’est uniquement le désir de recevoir du plaisir. Ce désir est symbolisé par un Kli (récipient).
C’est la « matière » sur laquelle cette science travaille. Ce qui nous différencie dans le monde est la capacité de contenance ou la forme de ce Kli.
Le but de la kabbale est de comprendre ce système que nous appelons « Vie ». Si notre désir de recevoir la réponse à cette question existentielle n’est pas assez fort, alors nous le
l’obtiendrons pas.
La Kabbale pose comme axiome fondamental qu’il existe des forces supérieures et dissimulées desquelles ce monde découle. Il y a cinq Mondes supérieurs (Monde se dit Olam dont la racine donne
« ce qui est dissimulé ») qu'une barrière sépare de notre monde, lui-même étant en quelque sorte l'image inversée de ces Mondes, bien que l'équivalence de forme ne soit pas identique.
Quant aux kabbalistes, ils ont découvert les règles et les lois spirituelles régissant ce monde.
Depuis Adam, il existe une chaîne initiatique ininterrompue de kabbalistes, dont voici des noms connus permettant de mettre des étapes.
Adam (racine « dome » = ressembler) fut le premier kabbaliste (le premier être à avoir perçu les mondes spirituels) et il nous a laissé le Sefer Raziel. Abraham fut le premier
kabbaliste à avoir rassemblé un groupe autour de lui et il nous a laissé le Sefer Yetsirah. Moshe (Moïse) nous a laissé le Sefer Torah. Shimon bar Yohaï nous a laissé le Sepher Ha Zohar. Isaac
Louria (dit le Ari) nous a laissé le Sefer Ets Hayyim (livre de l’Arbre de Vie). Le Baal HaSoulam nous a notamment laissé une «Introduction au Talmud Esser Sefirot » ainsi qu’une
« Préface » et une « Introduction au Zohar ».
Tous les kabbalistes parlent en fait de la même chose : comment la Lumière est descendu de haut en bas et comment remonter de bas en haut, en l’adaptant à chaque fois à son
époque.
Dans un premier temps la Lumière est descendue, par un système de causes et de conséquences, puis a commencé l’Histoire de la Création (du Big Bang jusqu’à
aujourd’hui). Evoluant dans l’Histoire, l’être doit atteindre l’Echelle afin d’atteindre le but de la Création. Tel barreau de l’Echelle, de B à C, correspondant à tel barreau de la descente de
la Lumière, de A à B. En ce sens, le kabbaliste est celui qui monte l’Echelle ; ce qu’il transmet sur la Lumière et ses Lois est ce qu’il a atteint dans sa propre remontée ; il ne parle
donc que de ce qu’il atteint, la Kabbale n’est donc pas une philosophie (spéculative).
Comment passer d’une direction horizontale à une direction verticale (vers le haut = spiritualité) ? Pourquoi la Kabbale est-elle aujourd’hui transmise au collectif humain (et non plus
seulement à de petits groupes d’individus choisis) ? Car le désir de recevoir de l’humanité a progressé.
Le Kli est le désir de recevoir du plaisir. Ce Kli augmente et change de forme. Le plus petit Kli est le Kli minéral, suivent les Kli végétal, animal et enfin humain.
Le désir humain a lui-même progressé et se divise en deux catégories :
1. désirs du corps (s’alimenter, le sexe, fonder une famille)
2. désirs de la société (l’argent, le pouvoir, l’honneur, le savoir)
Nous sommes une somme de tous ces désirs, les Kli sont entrechevêtrés et varient selon les moments pour chacun.
Le dernier désir à se développer est appelé « le point de le cœur » et correspond au début du désir de spiritualité, de connaître le but de l’existence. Selon le Bnei Baruch Institute,
une partie assez significative de l’humanité aurait atteint ce point dans le cœur depuis 1995.
Plus précisément, les plans supérieurs ont conçu un Plan pour la remontée : l’Echelle. Aujourd’hui, à force de vouloir recevoir du plaisir corporel ou sociétal, nous avons dû élargir notre
Kli, car pour recevoir de nouveau du plaisir, la contenance doit être à chaque fois plus grande ! Depuis 1995, nous avons atteint la taille maximum de ce Kli et nous n’arrivons plus à le
remplir, d’où cette insatisfaction ambiante et le fait que nous soyons poussés à développé un désir pour la spiritualité…
Une question légitime est de se demander pourquoi remplir tous ces désirs, qui se vident dès qu’ils sont remplis ? Le plaisir ressenti ne dure que l’instant d’un clin d’œil et correspond au
point de rencontre du plaisir et du Kli. Puis on court après d’autres désirs et ainsi nous nous sentons de plus en plus vides. Réduire ces désirs fonctionne pour un temps mais n’oublions pas que
tout obéit à un Plan dont le but est bien d’accroître le Kli au maximum afin d’atteindre par conséquent le Point dans le Cœur. Réduire ses désirs avant de les avoir expérimenté est donc un
contresens vis-à-vis du Plan, du But de la Création.
La perception de la réalité
La perception de la réalité est objective selon Newton, relative selon Einstein, relative à l’observateur (qui la change) selon l’actuelle physique quantique. Pour la Kabbale, ce qui est à
l’extérieur est imperceptible à l’Homme qui ne se perçoit que lui-même.
Selon elle, l’Homme est telle une boîte avec 5 petites ouvertures sur ce qui nous entoure, soit nos 5 sens.
Même si nous avons ces 5 sens pour déterminer ce qui est réel et nous guider, aucun d’entre eux ne fonctionne de telle manière lui permettant de percevoir quoique ce soit qui lui est extérieur
pour ce que c’est vraiment. Lorsque quelque chose de cette réalité globale sonne à la porte, nous pensons savoir ce que c’est, mais nous n’atteignons jamais la chose elle-même. En fait,
elle n’entre jamais dans la boîte car les sens ne sont pas vraiment des ouvertures. Ce qui est à l’extérieur rencontre une sorte de résistance, un écran, une barrière, comme un tympan ou une
rétine, une papille gustative, ou un nerf qui interprète ce qui se trouve à l’extérieur et ensuite lui donne une identité et un sens, selon l’effet que cette chose inconnue pourrait avoir sur la
boîte. Cependant, l’interprétation donnée par le capteur est totalement limitée par son programme. Ce programme ne nous dit pas ce qu’est cette réalité objective externe, il la réduit, la
transforme en quelque chose d’autre, en fonction de ses propres lois, et il en est de même pour tous nos sens. Que nos yeux voient au travers d’un microscope électronique ou du télescope spatial
Hubble, la vision que nous en tirerons finalement sera toujours une image subjective déterminée et contrôlée par le programme.
Comment savoir ce qu’il y a vraiment à l’extérieur ? En est-on seulement capable ?
Pourquoi d’ailleurs vouloir le savoir ? Car si l’on regarde notre monde, tout fonctionne en équilibre et en harmonie sauf l’Homme qui ne connaît pas les Lois de la Nature, les règles de ce
Monde (ou la règle première). Jusqu’à maintenant l’Homme pensait pouvoir tout faire sans conséquences, mais la crise actuelle nous montre les limites d’un tel comportement, d’une telle posture.
Développer le 6ème sens nous permettant de percevoir "l'extérieur" nous permettrait de vivre en Harmonie dans ce Monde, de fonctionner à 100%, comme la Nature.
Il y a un principe dans cette nature immatérielle (l’extérieur), appelée « équivalence de forme ». Dans le monde matériel nous pouvons prendre deux choses très différentes l’une de
l’autre, en forme et en qualité, les placer côte à côte dans l’espace et dire qu’elles sont proches. Mais ici en dehors, il n’y a ni temps ni espace, et il n’y a pas d’objets séparés comme dans
le monde physique. Ici, il n’y a que des forces, des champs d’influence, des degrés variables du don, ressemblant à la pensée de la loi générale de l’univers. Dans cet immatériel, si deux choses
ont des qualités différentes, elles sont distantes, si elles sont des qualités similaires, elles sont proches, mais si elles ont exactement les mêmes qualités, sentiment et but, alors elles sont
en fait la même chose. Elles sont inséparables, liées.
La Kabbale symbolise donc l’Homme à l’aide d’une autre image, celle d’une radio, qui permet d’expliquer sa perception de la réalité. Celle-ci est induite par une équivalence entre la
fréquence de la radio et la fréquence extérieure identique. En modifiant notre fréquence intérieure (par l’Intention), nous atteignons les fréquences extérieures équivalentes (jusqu’à la
fréquence « source »).
Le Désir de Donner (la Pensée de la Création) est comme un tampon venant imprimé son empreinte dans la cire (la Créature), correspondant donc au Désir de Recevoir (ou encore à l’égoïsme).
En fait, toutes nos actions en tant que créature n’ont pour seul but que de recevoir du plaisir (c’est notre programme), donner y compris. Notre puce, ou cerveau, effectue un calcul :
comment recevoir le plus de plaisir avec le moins d’effort.
Selon la Kabbale, il n’y a pas de morale mais différents niveaux d’être hypocrite par rapport à ce Désir de Recevoir, conscients ou non. Le « mal » en ce sens est seulement une façon de
remplir nos Kli (par l’argent, le pouvoir, etc.)
C’est en apprenant à nous connaître (la forme de l’empreinte dans la cire) que nous pouvons appréhender la forme du tampon (le Désir de Donner). La Kabbale nous enseigne à rectifier notre
intérieur, de passer de notre Désir de R. en Désir de D. (le 6ème sens). Pour pouvoir réellement donner, il nous faut sortir de notre boîte. L’altruisme n’est pas naturel en
l’Homme.
Enfin, chacun travaille sur son Kli. Il ne s’agit pas de croire en ce que les kabbalistes racontent, mais de vérifier par soi-même si c’est vraiment comme cela que ça fonctionne. Mais on ne
se comporte pas comme si nous avions atteint leurs assertions, car sinon nous pourrions nous dire que comme tout n’est qu’illusions nous pourrions faire n’importe quoi sans que cela ne porte à
conséquence. On se comporte normalement, et si nous atteignons leurs assertions, de façon automatique nos comportements et désirs changeront, sans que nous le fassions nous-mêmes.